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Chronique
Grand prix des collectivités: Que nous dit le score de Sikensi?
Par Thierry G.9 octobre 20260 lectures

À l’occasion du Salon des Collectivités 2026, les Ivoiriens ont été invités à voter gratuitement pour leur commune ou leur région préférée. La présélection devait permettre de retenir 20 communes et 5 régions pour la suite de la compétition. Le vote pouvait être effectué une fois par jour, notamment par adresse e-mail ou numéro de téléphone.
Dans cette première phase, certaines communes ont réussi à mobiliser largement autour de leur candidature.
TOP 5 DES COMMUNES ANNONCÉ :
1. Tiassalé
2. Bouaké
3. Korhogo
4. Tiémélékro
5. Facobly
Sikensi, en revanche, n’a pas franchi cette étape. Selon les chiffres que nous avons relevés, notre commune a obtenu 0,08 % des suffrages, soit 442 votes.
La question mérite donc d’être posée.
UN PROBLÈME DE RÉALISATIONS OU DE COMMUNICATION ?
Le Grand Prix ne reposait pas uniquement sur les réalisations matérielles d’une collectivité. La communication et la redevabilité figuraient également parmi les critères d’évaluation annoncés par l’organisation, aux côtés de la proximité avec les populations, des infrastructures, des actions sociales, culturelles et citoyennes et de l’engagement dans le Grand Prix.
Autrement dit, avoir des réalisations ne suffit pas toujours : encore faut-il avoir réellement réalisé pour les raconter, les montrer et mobiliser sa population afin de les promouvoir. Et c’est précisément sur ce terrain que Sikensi a échoué.
Nous n’avons observé aucune visibilité de la compétition sur les réseaux sociaux locaux, à part nos efforts personnels sur notre média. Nous n’avons pas identifié, sur les canaux officiels de la mairie, une campagne de mobilisation comparable à celle observée ailleurs. Ni sur la page du Maire, ni sur celles de ses adjoints… Nous ne parlons même pas des artistes et influenceurs Abidji qu’on pouvait mettre à contribution.
À l’inverse, certaines collectivités ont publiquement relayé le concours et appelé leurs populations à voter. La mairie de Grand-Béréby, par exemple, a publié un appel au vote sur son site officiel. Le Maire de Tiassalé en a fait un sujet essentiel pour la visibilité de sa commune. Cela montre une chose essentielle : la communication institutionnelle peut devenir un véritable outil de mobilisation citoyenne et de promotion pour une collectivité.
SIKENSI EST-ELLE « MAUDITE » ?
Peut-être, ou du moins c’est ce que l’on croirait si les autorités communales ne changent pas leur manière de faire.
Sikensi possède une histoire, une identité culturelle, des talents, des ressources humaines et des initiatives qui méritent d’être mieux connus. Mais aucune initiative encourageante n’émane de nos gouvernants pour espérer atteindre des résultats.
Pas de site internet.
Pas de page Facebook professionnelle. Les publications sur la page du député-maire sont simplement relayées sur la page de la mairie. Ce qui nous amène à confondre les actions du Maire, de la mairie et du député…
Au lieu d’initier un vrai projet de digitalisation, on préfère prendre position, blacklister les médias qui critiquent leur mauvaise action, boycotter les initiatives privées avec la fameuse phrase : « La mairie n’a pas de budget pour ça », et c’est ce qui est le plus triste pour une commune qui a pourtant un budget avoisinant les 2 milliards.
À quoi sert véritablement ce budget si on ne peut pas utiliser une infime partie pour la promotion de cette collectivité ?
Que les dieux de "Dibé"et de "Wayadi" nous viennent en aide.
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