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Chronique
De quel droit un président des jeunes de quartier se permet-il d'ériger des dos d'ânes ?
Par Thierry G.9 octobre 20260 lectures

L’intention peut sembler salutaire : protéger les élèves de l’EPP Municipal en ralentissant les automobilistes . Le président des jeunes de Sikensi 3 et quelques-uns de ses amis ont donc pris l’initiative de réaliser un dos d’âne sur la voie principale.
Mais peut-on, même avec une bonne intention, décider d’installer un ralentisseur sur une voie publique nationale ?
Il faut se souvenir que La municipalité avait déjà fait réaliser des dos d’âne sur certains axes, notamment d’Élibou à Sikensi et du rond-point jusqu’à Bécédi. La qualité de ces ouvrages avait suscité des critiques, avec des dommages signalés sur des véhicules et, selon les usagers concernés, sans réparation des préjudices.
Alors, faut-il recommencer ?
La sécurité des enfants est une préoccupation que personne ne peut balayer d’un revers de main. Mais un dos d’âne mal conçu, trop haut, mal signalé ou réalisé sans étude technique peut lui-même devenir une source d’accidents et de dommages.
La question n’est donc pas de s’opposer à la volonté de protéger les enfants. La question est de savoir qui est habilité à décider et à réaliser ce type d’aménagement sur une voie publique.
La jeunesse peut alerter. Elle peut proposer. Elle peut interpeller les autorités. Mais il appartient aux structures compétentes de déterminer où, comment et selon quelles normes un ralentisseur doit être installé.
Et c’est ici que la Mairie de Sikensi doit prendre toute sa responsabilité : si la dangerosité de cette zone est avérée, qu’elle saisisse les services compétents afin qu’une véritable solution soit étudiée : feu tricolore, ralentisseur réglementaire, passage piéton, signalisation adaptée, limitation de vitesse ou sécurisation de la traversée aux heures d’entrée et de sortie des classes.
Protéger les enfants, oui. Mais ne transformons pas une bonne intention en précédent dangereux.
À l’heure où Sikensi bénéficie progressivement de nouveaux investissements routiers, il est temps que les initiatives citoyennes soient soutenues et encadrées pour éviter le désordre urbain
La vraie question est donc : ce dos d’âne a-t-il reçu une autorisation et répond-il aux normes techniques ?
Sinon il appartient aux autorités municipales de nous éclairer.
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